Cinéma

On deroule la bobine

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Il était “une voix” : le doublage

C’est un des métiers les plus singuliers de la planète cinéma. Acteurs mais jamais à l’écran, inconnus étrangement familiers, les doubleurs sont une espèce à part. Et ils en sont fiers ! Rencontre avec trois d’entre eux.

         

Patrick Poivey : vous ne connaissez ni son nom, ni son visage mais sa voix vous dit indubitablement quelque chose. Un indice ? Vous l’avez entendue dans Armageddon, Le Sixième Sens et surtout Die Hard… Bingo, Patrick n’est autre que la voix française officielle de Bruce Willis. Une vraie star du doublage !

Un statut que partage son collègue et ami, Philippe Peythieu, inimitable voix de l’inimitable Homer Simpson (soulignons au passage que Philippe n’est pas jaune et a une voix tout à fait normale dans la vraie vie !). Mais ils sont peu nombreux à pouvoir en dire autant. Dans le milieu discret des “post-synchronisateurs” (dénomination officielle du doubleur), la célébrité ne fait pas partie du contrat : difficile de se faire un nom hors du milieu quand on n’est qu’une voix, ballottée au gré des films et des personnages. Nathalie Karsenti peut en témoigner qui, malgré les nombreuses stars qu’elle a doublées (Eva Mendès, Keira Knightley…), nous reste encore inconnue.

Il faut dire que le plus souvent nous ne savons d’ailleurs même pas en quoi consiste le doublage. C’est pourquoi nous avons demandé à Patrick, Philippe et Nathalie de nous l’expliquer. Réponse en trois voix.

      Patrick Poivey                        Philippe Peythieu            Nathalie Karsenti

ON NE DIT PAS DOUBLEUR,                                                                                                  ON DIT COMEDIEN DE DOUBLAGE

Quand il s’agit de se définir, le cri est unanime : “Je suis comédien”. Tous les trois ont commencé sur les planches. Et c’est le théâtre qui les a mené, un peu par hasard, au doublage. 

“Le métier de doubleur, c’est une spécialisation du métier de comédien”, résume Philippe. “Tout commence par le théâtre”, renchérit Patrick qui estime qu’un doubleur qui ne serait pas comédien de théâtre au départ serait “une ineptie”. Mais, explique-t-il très simplement, "Un comédien qui ne joue qu’au théâtre n’a pas de quoi manger". Il faut donc multiplier les activités, "faire du cinéma, de la télé, de la pub, des commentaires de films…". Nathalie et Philippe confirment : doubler est autant une passion qu’une façon de gagner sa vie.

Pour Nathalie, le doublage était une solution d’autant plus adaptée que ses origines "mi-italienne, mi-espagnole" faisaient d’elle une comédienne "trop typée" pour beaucoup de rôles. Derrière le micro, la question du physique ne se posait pas !

Selon une convention collective, en France les doubleurs sont généralement payés autour de 5 euros la ligne, 50 caractères espaces compris (le tarif est différent pour les pubs, payées à l’unité quelle que soit la longueur). Avec une moyenne de 15 cachets (entre 200 et 500euros) par mois, Nathalie estime bien s’en sortir, même si la concurrence est de plus en plus rude et que les tarifs français, régis par des conventions visant à protéger la profession, poussent beaucoup de studios à aller doubler leurs films en Belgique. Bien sûr, quand on est la voix de Bruce Willis, ces règles ne s’appliquent pas : Patrick est payé "au gré à gré, avec un tarif spécial"; Philippe quant à lui évoque "un forfait" négociable "quand un personnage est récurrent et qu’on arrive à un certain niveau de notoriété". Ils n’en diront pas plus !

CE N’EST PAS DU KARAOKÉ

Réussir à énoncer son texte en ayant un œil "à la fois sur la bande rythmo (les mots qui défilent sous l’image), sur les lèvres de l’acteur et sur la scène qui se joue à l’écran” n’est pas à la porté du premier venu. Les “boucles”, séquences de film sur lesquelles travaillent les doubleurs, ont beau être courtes (moins d’1min), elles exigent une vraie gymnastique physique et mentale. “Ce n’est pas du karaoké, comme beaucoup de gens se l’imaginent !” s’amuse Nathalie. 

Debout devant une barre qui matérialise la bonne distance par rapport au micro, “le comédien est en action”, décrit Philippe. 

 Certains personnages parlent lentement, d’autres très vite, il faut rester crédible dans tous les cas.“Il m’est arrivé de doubler Roberto Begnigni”, se rappelle le comédien, “les Italiens ont un débit incroyable, surtout lui ! C’était un vrai exercice de virtuosité”.  

 Autre difficulté du genre, le lipsing. Comprenez : la nécessité de coller au mouvement des lèvres (“lips” en anglais) du personnage, d’être en parfaite synchronisation. Un simple “I love you” peut poser de vrais problèmes de doublage parce que sa traduction, “je t’aime”, n’est pas synchro, raconte Patrick. Tout repose alors sur la technique et la subtilité du doubleur qui, à travers sa voix, doit remplacer la syllabe manquante en français par une émotion que le public puisse ressentir.

SAVOIR “S’OUBLIER SOI-MÊME”

Qu’il s’agisse du doublage d’un film, d’un dessin animé ou même d’une pub, le comédien doit savoir s’effacer derrière un autre. Dans le cas d’un long-métrage par exemple, explique Patrick, “c’est l’acteur qui est à l’écran qui dicte la loi, le doubleur n’est que la courroie de retransmission : il faut essayer de recréer ce que l’original a fait, en essayant de l’abîmer le moins possible”. Sachant "que le plus grand doublage du monde ne peut restituer que 85% de l’original"  

 Pour les films d’animations, le défi est différent : il faut créer un personnage de toutes pièces. Quand il s’agit d’un animal comme dans beaucoup de dessins animés, passe encore, mais quand on doit incarner une fleur…

Dans tous les cas, "Il faut s’oublier soi-même", résume Philippe. "Se mettre dans le rythme de celui qu’on double, dans ses respirations, ses pauses, ses accélérations… être lui".

ÊTRE “LA VOIX DE”

Il ne suffit pas d’avoir un timbre agréable ou original pour pouvoir être doubleur. Une bonne voix, ça n’existe pas, ça se crée à force de travail et de technique. Il faut savoir jouer sur le nez, la gorge, le ventre… Philippe, par exemple, a mis trois ans à saisir l’identité du personnage d’Homer et à la cristalliser dans sa voix. Il a construite cette voix si unique petit à petit, la vieillissant puis la rajeunissant, rajoutant des aigus ou des graves, s’inspirant des timbres qui l’avait marqués dans sa jeunesse comme celui… du Géneral De Gaulle (en particulier pour la voix du grand-père Simpson qu’il double aussi) !

        Listen!

De la même façon, Patrick affirme travailler "en permanence" sur son timbre. Ne serait ce que parce qu’il ne faudrait pas que les gens pensent trop à Bruce Willis quand il double le personnage d’Orson dans Desperate Housewives ! La trop grande identification d’une voix à un acteur est du reste le seul problème de ce qui est par ailleurs considéré comme une consécration. Devenir “LA voix de” est en effet un rêve caressé par les comédiens de doublage comme la promesse d’une certaine notoriété et d’une stabilité professionnelle.

Depuis 13 ans qu’elle travaille dans le milieu, Nathalie a vu passer quelques occasions : Anne Hathaway, qu’elle a doublé pour son premier rôle, alors que la jeune américaine était encore inconnue; Keira Knightley, dans le joli succès Love Actually… Elle n’a pas encore obtenu le titre rare de “voix officielle” mais ne s’en soucie pas : "Je trouve très gratifiant de doubler ces actrices bourrées de talent. Bien sûr, je serais super heureuse de pouvoir suivre une actrice en particulier parce que pour un comédien de doublage c’est passionnant !" 

Cela est en train d’arriver avec l’américaine January Jones que Nathalie double dans la série à succès Mad Men. "Je suis en train de suivre cette actrice qui est en train de percer à Hollywood. Elle vient de faire un film, Sans Identité, que j’ai aussi doublé. Elle sera dans le prochain X-Men et on vient de m’appeler” explique Nathalie. Et de confier,  enthousiaste : "faut pas que je la rate là, faut pas que je la rate !"

LA VF, C’EST BIEN AUSSI

Il fallait s’y attendre, face aux adeptes de la VO (dont je fais partie), nos trois doubleurs défendent amoureusement la VF. Oui, reconnaissent-ils, elle a des défauts, oui il y a parfois -souvent ?- des “miscasts” (erreurs de casting)… mais il n’empêche, défend Philippe, "la version française a son charme… c’est la version que les enfants regardent et dont ils gardent le souvenir ! Sans compter qu’elle peut apporter de nouvelles dimensions au jeu de l’acteur".

    

Difficile de contredire celui dont la voix française est devenue aussi (plus ?) culte que l’originale. Même le créateur des Simpsons, Matt Groening, a avoué adorer la VF d’Homer !

"À Paris, on a une vision un peu déformée des choses à cause de la surreprésentation de la VO, continue Philippe, mais la réalité c’est que la VF représente plus de 90% des sorties en salles”. De fait, le doublage est une tradition très française : la plupart des pays se contentent de sous-titrer les films et ne doublent que les dessins animés pour enfants. La fameuse "exception culturelle" s’applique donc aussi au doublage. La protection de la langue française est en cause, bien sûr, mais la rentabilité économique n’est pas loin : les films doublés en France sont ensuite exportés dans presque tout le marché francophone.

On l’aura compris, il faut défendre la VF. Ce qui n’empêche pas Philippe et Patrick de regarder leurs films… en VO. La raison ? Ils connaissent “trop” les voix françaises ! Mais Nathalie assure : “Je ne vais voir les films qu’en VF !”

En bonus, écoutez la dédicace d’Homer Simpson !

Pour en savoir plus sur le métier de doubleur :

Phalène de la Valette

Classé dans doublage doubleur homer simpson il était une voix les simpson lipsing patrick poivey philippe peythieu post-synchronisation voix française voix officielle interview de philippe peythieu

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Cannes dans les startings blocks

Cannes, c’est parti ! Ce matin Gilles Jacob et Thierry Frémaux, président et délégué général du Festival de Cannes, ont présenté la sélection officielle des films de la 64e édition du Festival dont Robert de Niro sera président du jury.


Au total, 49 films ont été sélectionnés, représentant 33 pays, et 40 d’entre eux seront présentés en avant-première mondiale. 19 films sont en compétition officielle, 18 autres concourent pour la sélection “Un certain regard” et 4 seront projetés hors-compétition. Sans compter les Séances de Minuit et les Séances Spéciales…

Parmi les “poids-lourds” de la sélection : l’Espagnol Pedro Almodovar et son dernier film, La piel que habito (avec Antonio Banderas), l’Américain Terrence Malick et le très attendu The Tree of Life (avec Brad Pitt et Sean Penn), l’Italien Nanni Morreti et son polémique Habemus Papam, et le Danois Lars von Trier avec l’apocalyptique Melancholia (avec Charlotte Gainsbourg et Kirsten Dunst).

Outre Midnight in Paris, le nouveau Woody Allen avec Carla Bruni-Sarkozy, dont on savait déjà qu’il ferait l’ouverture du festival le 11 mai, on pourra découvrir, hors-compétition, le premier film de Jodie Foster, The Beaver (avec Mel Gibson), et le très controversé La Conquête qui retrace la campagne électorale de Nicolas Sarkozy.

Pour le glamour façon Hollywood, on pourra compter en plus sur l’avant-première mondiale de «Pirate des Caraïbes 4» : Pénélope Cruz et Johnny Depp défileront donc sur le tapis rouge, pour le plus grand bonheur des fans !

L’ensemble de la sélection est à découvrir sur allocine.com

» Retrouvez ci-dessous le live de la conférence de presse avec WebCannes, l’équipe d’étudiants de l’Ecole de Journalisme de SciencesPo (dont je fais partie) qui couvrira pour vous le Festival cette année »


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La guerre des Blanche-Neige

Le célèbre conte des Frères Grimm,  popularisé par Disney en 1937, fait actuellement l’objet de deux nouvelles adaptations cinématographiques qui, hasard des calendriers de production ou coup marketing bien orchestré, devraient sortir à quelques mois d’intervalle. 

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Pour l’heure, ce sont leurs castings qui ont lieu en parallèle et, forcément, les acteurs choisis d’un côté ou de l’autre pour incarner princesse, reine et prince sont attentivement comparés. Alors que le nom d’une des deux Blanche-Neige vient d’être confirmé, le point sur ces projets très différents malgré tout.

Les projets

  • The Brothers Grimm : Snow White (Les Frères Grimm : Blanche-Neige) produit par Relativity Media et réalisé par l’indien Tarsem Singh.
  • Snow White and the Huntsman (Blanche-Neige et le chasseur) produit par Universal Pictures et réalisé par le britannique Rupert Sanders. 

Les concepts

  • The Brothers Grimm : Snow White sera, comme son titre l’indique, assez fidèle au récit des Frères Grimm. Ce qui devrait donner une version plus sombre que celle à laquelle Disney nous a habituée.
  • Snow White and the Huntsman revisite totalement le conte traditionnel en mettant en avant la figure du chasseur, chargé par la reine de tuer Blanche-Neige. Ici, au lieu d’abandonner la princesse dans la forêt, le chasseur décide d’en faire une guerrière capable d’affronter sa marâtre. Blanche-Neige ne se contentera donc pas d’attendre un prince dont on se demande d’ailleurs quel sera son rôle dans ce scénario.

Les castings
 

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                                            Kristen Stewart ?          vs          Lily Collins

Le nom de l’actrice choisie pour incarner Blanche-Neige dans The Brothers Grimm : Snow White a été annoncé récemment : il s’agit de Lily Collins, la fille du chanteur Phil Collins, déjà vue dans The Blind Side où elle jouait la fille de Sandra Bullock. La Blanche-Neige de Snow White and the Huntsman n’a pas encore été confirmée mais Kristen Stewart, la Bella de Twilight, est en négociation pour le rôle de la princesse “au teint aussi blanc que neige”.

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                                                   Julia Roberts              vs        Charlize Theron

Dans le rôle de la reine maléfique on trouve Julia Roberts pour The Brothers Grimm : Snow White et Charlize Theron pour Snow White and the Huntsman.

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                                                                                       Armie Hammer

Pour le moment, un seul prince a été casté, celui de The Brothers Grimm : Snow White. Ce sera donc à Armie Hammer, vu dans The Social Network, de sauver sa princesse.

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                                                               Hugh Jackman ?

On l’aura compris, dans Snow White and the Huntsman le chasseur est plus important que le prince. Ce qui explique que le casting se concentre en ce moment sur ce rôle qui devait être tenu à l’origine par Viggo Mortensen. L’épique Aragorn du Seigneur des Anneaux a récemment quitté le projet dont il n’aurait pas apprécié le script. Hugh Jackman serait pressenti pour le remplacer.

Date de sorties prévues

  • The Brothers Grimm : Snow White —> 29 juin 2012
  • Snow White and the Huntsman —> 21 décembre 2012

Ces deux projets vous laissent sceptiques ? Qu’à cela ne tienne Disney aussi a prévu son nouveau Blanche-Neige : Snow and the Seven (courant 2013). Mais attention, ici les “sept” auquel fait allusion le titre ne seraient pas des nains mais des guerriers chinois qui aideront Blanche (qui n’est plus neige) à mener un combat très kung-fu contre sa méchante belle-mère…

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L’hommage à Liz Taylor, la”dernière star” d’Hollywood

L’actrice américaine Elizabeth Taylor est décédée ce mercredi à Los Angeles, à l’âge de 79 ans. Elle laisse derrière elle le souvenir de rôles mythiques comme celui de Cléopâtre en 1963 ou celui de Martha dans le grand classique Qui a peur de Virginia Woolf ? (1967), qui lui valut l’Oscar de la Meilleure Actrice. Avec sa mort, Hollywood perd une des dernières légendes de son âge d’or. Les médias lui rendent hommage…

Et s’il fallait ne retenir qu’une scène dans la carrière d’Elizabeth Taylor, j’en choisirais une tirée de La chatte sur un toit brûlant. Liz Taylor y incarne Maggie, femme sensuelle et passionnée repoussée par un mari (Paul Newman) alcoolique et indifférent. S’en suit un dialogue, devenu culte :

-“Tu sais ce que je ressens ? Je suis comme une chatte sur un toit brûlant !

- Alors saute du toit, Maggie, saute !

- (…) Oh, je suis plus déterminée que tu ne le penses. Je gagnerai.

- Gagner quoi ? Quelle est la victoire d’une chatte sur un toit brûlant ?

- Juste rester dessus. Aussi longtemps qu’elle le peut.”

Crédits photo: Flickr/CC/Yonling Huang

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2011, l’année des Aliens

Qu’on se le dise, cette année les extraterrestres débarquent chez nous. Une invasion partie d’Hollywood, avec la sortie programmée d’une quinzaine de films sur le thème…

           

Le cinéma a tendance à fonctionner par cycles. Chaque fois qu’un film fait un carton au box-office, une pléthore de films du même genre sort peu après, cherchant à surfer sur la vague. Par exemple, le succès du Spider-Man de Sam Raini en 2002 a donné le coup d’envoi à l’adaptation (ou réadaptation) par Hollywood de l’ensemble des comics de super-héros. La vague en question n’est d’ailleurs toujours pas retombée puisque cette année verra la sortie au cinéma de Captain America, Thor ou encore Green Lantern.

Dans le cas qui nous intéresse, difficile de déterminer quel film a lancé l’invasion alien que subissent et vont subir nos salles de cinéma en 2011. Peut-être est-ce l’inattendu Disctrict 9, produit par Peter Jackson en 2009, qui a prouvé qu’il était possible d’explorer différemment la figure de l’extraterrestre ?

James Cameron et son Avatar doivent aussi y être pour quelque chose : les Na’vis ont beau ressembler à des Schtroumpfs, ils n’en sont pas moins des Aliens.

Toujours est-il que cette année, les films d’extraterrestres ont la cote. On s’est demandé ce qui pouvait justifier cette invasion : voici quelques raisons, en toute subjectivité…

Parce qu’il n’y a pas plus effrayant qu’un bon Alien (Ridley Scott l’a prouvé). Ce qui est pratique avec les extraterrestres, c’est qu’on peut tout imaginer, des cerveaux ambulants de Mars Attacks aux robots insectoïdes façon Predator. Le pire étant quand ils nous ressemblent : sous leur enveloppe humaine se cache alors un monstre qui veut nous anéantir (la série V en donne un bon aperçu). Dans tous les cas, ils offrent un filon exploitable à l’infini par le cinéma d’horreur.

  • Ça sort en 2011 : Apollo 18, de Gonzalo Lopez-Gallego. A mi chemin entre Alien et Paranormal Activity, le film, prévu pour le 11 mai, s’intéresse à la mission sur la lune Apollo 18 (officiellement annulée par la Nasa en 1970) dont l’équipage aurait disparu. Le “look” des extraterrestres n’a pas encore été dévoilé mais, à voir les visages terrifiés des astronautes, on s’attend au pire.

Parce que les extraterrestres sont le seul ennemi sur lequel on puisse taper en toute bonne conscience. Dans nos sociétés politiquement correctes, difficile de réaliser un film de guerre contemporain sans être accusé d’impérialisme, de néo-colonialisme, de racisme ou autres. Les extraterrestres ont l’avantage de n’avoir ni race, ni religion, ni nation : tout le monde est donc prêt à s’unir contre la menace extraterrestre, ne serait ce que parce que ça fait du bien de taper dans de l’Alien (Will Smith l’a démontré dans Independence Day).

  • Ça sort en 2011 : World Invasion: Battle Los Angeles, de Jonathan Liebesman. La terre est attaquée par un envahisseur inconnu et son sort dépend de la défense de L.A par une section de marines héroïques. Sorti cette semaine, World Invasion mélange Independence Day à La Chute du Faucon Noir. Un pari gagnant, à en croire les premiers résultats du box-office.

Parce qu’on peut mettre des extraterrestres dans n’importe quel contexte. Toutes les époques ont eu leur lot d’ovnis, ce qui permet au cinéma de revisiter l’Histoire différemment, tout phénomène un peu mystérieux ou obscur pouvant avoir son explication alien. Même Indiana Jones a eu sa “rencontre du troisième type”.

  • Ça sort en 2011 : Cowboys & Envahisseurs, de John Favreau. Des extraterrestres veulent envahir le Far-West mais c’était sans compter sur les cowboys. Oubliez un instant l’hilarité du pitch (et du titre, surtout en anglais où Aliens remplace Envahisseurs) : il s’agit d’un scénario des plus sérieux, porté par des poids lourds comme Harrison Ford et Daniel Craig, et produit par le maître de la SF, Steven Spielberg. En salles le 31 août.

Parce que les extraterrestres sont les nouveaux ”animaux” des dessins animés. Les studios d’animation commencent à manquer de créatures terrestres : ils ont déjà fait les chiens, chats, lions, éléphants, poissons, écureuils, fourmis… Il est temps de se tourner vers l’espace et ses innombrables créatures extraterrestres. Disney s’y est essayé en 2002 avec Lilo & Stich, Dreamworks a suivi en 2009 avec Monstres contre Aliens. Le résultat n’est pas toujours convaincant, mais l’idée est là.

  • Ça sort en 2011 : Milo sur Mars, de Simon Wells. Les extraterrestres aussi ont besoin de mamans, nous explique Disney dans ce film d’animation où le jeune Milo part récupérer sa maman enlevée par les martiens. Produit par Robert Zemeckis (Retour vers le Futur), Milo sur Mars n’a pas fonctionné aux Etats-Unis où il est sorti en début de mois. En France, il est programmé pour le 11 mai.

Parce que Twilight marche aussi en version E.T. S’il est une chose que la saga vampiresque a démontrée, c’est le pouvoir des ados (surtout les filles) sur le box-office. Hollywood l’a compris, rien de mieux que histoire d’un jeune homme mystérieux aux pouvoirs extraordinaires et à l’identité secrète pour remplir les salles. Qu’à cela ne tienne : après les vampires, les loups-garous, les sorciers, et autres créatures surnaturelles, place aux extraterrestres. D’ailleurs, rappelez-vous que Superman en est un.

  • Ça sort en 2011 : Numéro Quatre, de D.J Caruso. John Smith ressemble à un adolescent ordinaire, en réalité c’est un Alien aux super-pouvoirs, réfugié sur Terre (où il trouve l’amour, bien entendu) pour échapper à ceux qui cherchent à le tuer. Un pur produit “teen”, en salles le 6 avril.

Parce que “geek” est le nouveau “cool & smart”. De marginalisés et méprisés qu’ils étaient, les geeks sont devenus “in”, comme en témoigne le succès de séries comme The Big Bang Theory. Il faut dire que le monde moderne semble être fait pour eux : explosion d’internet, révolutions technologiques, culture du jeu, déferlante de comics et d’heroic-fantasy au cinéma… Les films d’extraterrestres sont la continuation logique du phénomène geek.

  • Ça sort en 2011 : Paul, de Greg Mottola. Deux geeks se promènent près de la Zone 51 et y découvrent Paul, un Alien habitant sur terre depuis 60 ans. Sorti le 2 mars, Paul est une comédie sans prétention qui multiplie les références et hommages au genre.

Parce qu’il n’y a rien de plus fascinant qu’un extraterrestre. On a beau ne pas y croire, le doute et le mystère demeurent.

  • Ça sort en 2011 : Super 8, de J.J Abrams. L’un des films les plus attendus de l’année bien que (ou justement parce que) personne ne sache à quoi s’attendre puisqu’il n’y a pas de pitch officiel. D’après les premières images, le film porte sur la terreur causée par une créature non identifiée, échappée de la Zone 51. Là encore, Spielberg est à la production.

 

D’autres films d’extraterrestres sont prévus, retrouvez-les sur cinemasoldier.com

Crédits photo: Flickr/CC/r9M & allocine/DR/Metropolitan FilmExport

Phalène de la Valette

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Une bande-annonce schtroumpfement bizarre

La célèbre BD de Peyo adaptée au cinéma par les américains, ça donne ça :

Les Schtroumpfs : bande annonce VO

On est bien loin du pays des Schtroumpfs ! Dans cette version, réalisée par Raja Gosnell (Scooby-Doo), les Smurfs (nom anglais des Schtroumpfs) se retrouvent catapultés à New York et ressemblent plus à des parasites façon chipmunks qu’aux gentils petits êtres bleus de notre enfance. Certes, Gargamel (Hank Azaria) et ses plans machiavéliques sont toujours là, mais on se demande si l’esprit de Peyo, lui, n’a pas disparu… Reste à savoir si le jeu de Neil Patrick Harris (l’excellent Barney de How I met your Mother) suffira à sauver un film qui s’annonce schtroumpfement bizarre. Réponse le 3 août en 3D.

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La VOD débarque sur Facebook

Regarder un film entier sur Facebook ? C’est maintenant possible, grâce à une initiative des studios Warner Bros qui viennent d’annoncer le lancement d’un service de vidéo à la demande sur le réseau social. La Warner inaugure ce service en proposant la location de Batman: The Dark Knight, de Christopher Nolan.



Pour regarder le film, il suffit de se rendre sur sa page Facebook et de cliquer sur l’icône “watch” (regarder). L’internaute se voit proposer d’utiliser ses crédits Facebook pour louer le film. Le coût est de 30 crédits, c’est-à-dire 3$. La vidéo est alors disponible pour 48h et peut être regardée sur plein écran, tout en conservant les fonctionnalités de Facebook (commentaires, chat, etc).

“Rendre nos films disponibles sur Facebook est la suite logique de nos efforts en matière de distribution numérique”, a déclaré à propos de ce nouveau service Thomas Gewecke, président de Warner Bros Digital Distribution. “Cela permet aux consommateurs d’accéder facilement à nos films et d’en profiter à travers le réseau social le plus important au monde”.

Pour le moment, The Dark Knight fait figure de test mais la Warner promet de rajouter de nombreux autres titres à son service de VOD Facebook (pour l’instant uniquement disponible aux Etats-Unis) au cours des prochains mois.



A noter qu’en matière de distribution digitale, cette initiative fait écho au lancement, il y a quelques semaines, des applications iPhone dédiées aux films de Nolan The Dark Knight et Inception. Comme pour la VOD sur Facebook, ces applications illustrent la volonté d’innovation des studios Warner qui cherchent, parfois maladroitement (les applis en question coûtent quand même 14,99euros et n’apportent pas grand chose de plus que la possibilité de visionner le film) à attirer une audience tournée vers le digital et l’électronique.

Crédits photo: Capture d’écran de la page Facebook de The Dark Knight

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Vous aimez l’opéra, allez au cinéma !

    

La dernière mode au cinéma ? Ce n’est pas la 3D mais l’opéra ! De Gaumont à UGC en passant par les chaînes indépendantes : de plus en plus de spectacles lyriques sont à l’affiche des cinémas en France. Mieux, les salles obscures se sont également mises à programmer des ballets, comme c’était le cas dimanche dernier avec une représentation de Don Quichotte par la troupe moscovite du Bolchoï. Explications sur cette tendance “cinématographique” pas comme les autres.

La queue s’étale sur plusieurs mètres devant le cinéma Pathé de Boulogne-Billancourt. Les premiers de la file sont arrivés une heure à l’avance pour être sûrs d’être bien placés. Les retardataires se dépêchent de récupérer à la caisse les billets, réservés sur internet, d’une séance qui affiche complet depuis plusieurs mois. On s’y tromperait presque, et pourtant : l’objet de cette agitation n’est pas la sortie du dernier blockbuster hollywoodien mais la projection… d’un ballet ! Don Quichotte, ballet en trois actes sur une musique de Léon Minkus, interprété par la prestigieuse troupe du Bolchoï de Moscou.

C’est la troisième fois que les cinémas Gaumont-Pathé diffusent, en direct de Russie, un ballet du Bolchoï dans leurs salles. A chaque fois, le public est au rendez-vous. A l’origine de ce succès cinématographique atypique, un concept, venu des Etats-Unis.
 
Pour que les gens aillent à l’opéra, envoyez les au cinéma
 
En 2006, le directeur du Metropolitan Opera de New York (Met), Peter Gelb, fait un constat simple : beaucoup de gens n’ont pas la possibilité ou/les les moyens d’aller assister à une représentation. Alors comment faire pour qu’un plus grand public puisse profiter de l’opéra ? Envoyer les gens au cinéma ! Le Met a donc retransmis en direct La flûte enchantée de Mozart dans plusieurs salles de cinéma aux Etats-Unis, au Canada et au Royaume-Uni. L’opération ayant remporté un très grand succès, l’idée a fait florès et de nombreux pays se sont mis à diffuser les opéras dans leurs salles obscures.
 
En France, le groupe Gaumont-Pathé a été le premier à se lancer, en 2007, reprenant d’abord la programmation du MET, puis y ajoutant celle de l’Opéra National de Paris. Fin 2010 UGC-MK2 a suivi le mouvement avec son opération Viva l’Opera. Les français sont ainsi invités à découvrir de nombreuses pièces lyriques. Des grands classiques comme Carmen de Bizet ou Faust de Gounod, mais aussi des opéras moins connus du grand public comme Iphigénie en Tauride de Tommasso Traetta.


 
Responsable du développement international de CielEcran (qui supervise les retransmissions pour les cinémas Gaumont-Pathé notamment), Gaëlle Lefebvre témoigne du succès de l’opération : "Pour vous donner un petit ordre de grandeur, on a commencé en 2007 avec deux opérations sur 17 salles de cinéma en France. Trois ans plus tard on était à 110 salles de cinéma, pleines à chaque séance !"
 
Les raisons d’un tel succès ? "Les gens aiment aller à l’opéra, tout simplement", explique Gaëlle Lefebvre. “Il n’y qu’à regarder la fréquentation des opéras que ce soit Bastille, Garnier, le Met… En programmant de l’opéra au cinéma, c’est donc logique qu’on attire du monde : les gens se disent “voilà une opportunité de voir quelque chose que peut-être on n’aura jamais l’occasion d’aller voir !”
 
Après l’opéra, le ballet au cinéma

Avec la retransmission des ballets du Bolchoï, les cinémas passent à la vitesse supérieure. De simple initiative culturelle, l’opération devient un véritable business. Avec les problèmes posés par le piratage et le téléchargement illégal, les chaînes de cinémas cherchent de nouveaux moyens de remplir leurs salles et se tournent donc avec enthousiasme vers ce genre d’innovations. Les stratégies diffèrent : certains, comme UGC-MK2, se contentent de diffuser des spectacles comme on diffuserait un DVD dans une approche qui se veut didactique, presque éducative. D’autres misent tout sur le direct, cherchant à donner au spectateur le sentiment qu’il est véritablement aux côtés du public de l’opéra ou du théâtre et qu’il partage avec lui le caractère unique de la représentation. Dans un cas, comme dans l’autre, les cinémas font salle comble.


 Un succès à relativiser

Mais si les bénéfices sont au rendez-vous, ils ne sont pas pharaoniques pour autant car "les opérations coûtent très cher", tempère Gaëlle Lefebvre. Chaque retransmission de spectacle exige une équipe technique avec un car de production, un car satellite et une quinzaine de caméras haute définition. Le spectacle filmé est envoyé vers un satellite (sa seule location coûte dans les 100 000 euros l’heure) qui renvoie alors le signal vers les différentes salles équipées d’un décodeur spécial. Dans le cas, par exemple, de Don Quichotte diffusé dimanche, le ballet était retransmis en direct et simultanément dans plus de 470 cinémas dans le monde, des Etats-Unis au Danemark en passant par le Brésil, l’Espagne et l’Italie…

Au coût logique d’une telle prouesse technique s’ajoutent les droits de diffusion, chers eux aussi, surtout lorsqu’il s’agit de l’Opéra de New York. Le Met est d’ailleurs sans doute celui qui profite le plus de l’opération : avec 2,4 millions de billets de cinéma dans le monde entier, sa saison 2009-2010 a rapporté au Met un bénéfice brut de 24 millions de dollars (sur 48 millions de dollars au box-office mondial). Ce qui, après retranchements des coûts de production et autres, représente un bénéfice net de “seulement” 8 millions de dollars.


Conclusion de Gaëlle Lefebvre : "On génère beaucoup d’argent, mais au bout du compte, ce n’est pas forcément toujours très rentable. Sans compter que, contrairement à un film normal, nous, toutes nos recettes se font sur une unique soirée… mais une belle soirée !"

Retrouvez les prochains spectacles retransmis au cinéma sur CielEcran.com


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Des Oscars finalement très consensuels

Hier soir, les  Oscars ont clos la saison des récompenses pour l’année cinématographique 2010. Au bilan : une cérémonie ennuyeuse pour un palmarès sans surprise, avec le couronnement du Discours d’un Roi.    

        

On espérait du glamour, de l’entertainment, du changement… il a fallu se contenter du glamour (retrouvez les plus belles tenues de la soirée sur Vogue.com). La 83ème cérémonie des Oscars, qui avait lieu dimanche soir à Los Angeles, s’est illustrée par son absence de relief. La remise des prix s’est déroulée dans une monotonie matérialisée par le sourire figé de son maître de cérémonie, James Franco. Et les tentatives de danse et de chant d’Anne Hathaway, l’autre maître de cérémonie, pour décrisper son partenaire et son public n’ont rien pu y faire. Un échec pour les producteurs des Oscars qui avaient parié sur la jeunesse du duo pour dynamiser la soirée. (Sur cet échec, lire l’analyse du Hollywood Reporter)


 
Comme prévu, Le Discours d’un roi a confirmé sa position de favori en réalisant un “Big Four” : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur acteur (Colin Firth) et Meilleur scénario original. Le biopic sur George VI d’Angleterre a ainsi volé la vedette au grand succès de l’année, The Social Network. Le film de David Fincher récolte tout de même trois statuettes dans des catégories moins prestigieuses, (Meilleur scénario adapté, Meilleure musique et Meilleur montage), tandis que celui de  Christopher Nolan ,  Inception, remporte quatre Oscars, “mineurs” eux aussi (Meilleure photographie, Meilleur son, Meilleur montage sonore, Meilleurs effets visuels). Conformément aux pronostics,  Nathalie Portman repart quant à elle avec l’Oscar de la Meilleure Actrice.
 

Pour beaucoup The Social Network symbolise, avec Inception, l’incapacité de l’Académie des Oscars à dépasser le cinéma “classique”. (Lire le décryptage de Première) La qualité du Discours d’un Roi n’est pas remise en cause, au contraire. Mais c’est justement le caractère impeccable d’un film dont on a beaucoup dit, à juste titre, qu’il était “taillé pour les Oscars” (comprendre pourquoi avec la critique de Télérama), qui dérange. En offrant le titre de Meilleur Réalisateur à Tom Hooper, l’Académie paraît refuser la prise de risque de cinéastes plus audacieux, moins conformes au système hollywoodien, comme David Fincher, Christopher Nolan ou même Darren Aronofsky (Black Swan). 

Cette 83ème cérémonie des Oscars, qui semblait pourtant partie pour inaugurer une nouvelle ère (cf l’étonnante couverture multimédia mise en place pour cette édition), a finalement choisi de rester dans le consensuel, l’attendu. Tant pis pour le renouveau promis.

Retrouvez le palmarès complet des Oscars sur allocine.com

Crédits photo: Capture d’écran allocine


 

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8 raisons pour lesquelles les Oscars seront différents cette année

         

A quelques jours des Oscars, les pronostics se multiplient sur l’identité des gagnants et sur la façon générale dont se déroulera la remise des prix. Dans un numéro spécial de The Hollywood Reporter, les producteurs de la cérémonie, Bruce Cohen et Don Misher, révèlent les principaux changements de cette 83ème édition des Oscars. Le point par 8 sur la cérémonie qui aura lieu dimanche soir.

1- Des “Mominés” et Twitter : C’est la trouvaille de l’année ! Les mamans (“mom”, en anglais) des nominés ont été invitées à ouvrir un compte Twitter pour commenter la cérémonie et partager souvenirs et anecdotes sur leur célèbre progéniture, avant et pendant la soirée. A cette occasion, les “mominés” ont même bénéficié d’une formation spéciale à l’art du tweet. Une manière, selon l’Académie des Oscars, "de vraiment humaniser" l’événement… tout en jouant de façon décalée la carte des nouvelles technologies.

2- Des maîtres de cérémonie nouvelle génération : Anne Hathaway et James Franco présenteront les Oscars ce 27 février. A 28 et 32 ans, ils font partie des maîtres de cérémonie les plus jeunes de l’histoire des Oscars. Stars montantes d’Hollywood, ils ne sont pas encore "inaccessibles" aux yeux du public. Les producteurs de la cérémonie espèrent ainsi attirer une plus large audience.

3- Deux hôtes, deux sexes : Autre changement concernant les maîtres de cérémonie, c’est la première fois qu’une femme et un homme sont choisis pour présenter ensemble l’événement. Cela ne fait par ailleurs que deux ans que l’Académie des Oscars renoue avec la pratique, abandonnée depuis 1956, de désigner deux hôtes simultanés. L’an dernier, il s’agissait des acteurs Alec Baldwin et Steve Martin.

4- Un “décor de réalité virtuelle” : Cette année l’Académie a décidé de faire entrer le public dans une nouvelle dimension via une série de “projections” donnant l’illusion d’un décor changeant en permanence. Le but étant de transporter virtuellement les spectateurs "à différents endroits, différentes époques" de l’histoire d’Hollywood.

 5- Une chorale d’enfants : "Humaniser" les Oscars est décidément un souci des producteurs. Estimant qu’il serait intéressant de voir “ce que ça fait d’avoir 10 ans et de se produire aux Oscars”, ceux-ci ont donc fait appel à la chorale d’une école élémentaire de Staten Island (dans l’Etat de New York). Pas n’importe laquelle cependant puisqu’il s’agit du PS22 Chorus, une chorale qui a attiré l’attention des médias en devenant un phénomène sur YouTube, avec plus de 28 millions de vues cumulées. Elle interprètera “Over the Rainbow”, titre célèbre du film Le Magicien d’Oz.


 
6- Pas de clips “montage de films” : C’était devenu une habitude aux Oscars, les montages réalisés par l’Académie pour honorer les grands films de l’année ou en commémoration d’un genre cinématographie (par exemple, les films d’horreur l’année dernière) sont désormais supprimés. Les producteurs ont en effet jugés qu’ils prenaient trop de temps sur la cérémonie. Les clips présentant les nominés dans la catégorie Meilleur Film sont cependant conservés.
 
7- Pas de témoignage sur les acteurs nominés : Depuis deux ans, les nominés aux Oscars de Meilleur Acteur et Meilleure Actrice étaient chacun présentés à travers le témoignage d’une personnalité du cinéma ou de la télevision. Cette année la pratique est abandonnée au même motif de rentabilisation du temps.

 8- Le retour sur scène des chansons nominées : Si elle élimine certaines traditions, l’Académie des Oscars en réhabilite d’autres, comme celle de l’interprétation en direct des titres nominés dans la catégorie Meilleure Chanson. L’occasion notamment de voir Gwyneth Paltrow se produire sur la scène des Oscars avec la chanson “Coming Home” de son film Country Strong, où elle joue justement le rôle d’une chanteuse de country à la dérive.


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Crédits photo: capture d’écran du site oscars.org

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